La galerie RX&SLAG Paris a le plaisir de présenter la première exposition personnelle en France de l’artiste jamaïquain Arthur Simms.
Né en 1961 à Kingston, en Jamaïque, et installé aux États-Unis, Simms développe depuis plusieurs décennies une pratique sculpturale singulière fondée sur l’assemblage, l’attache et la mise sous tension de fragments industriels, d’objets domestiques et de matériaux organiques. Ses structures, souvent verticales, parfois totémiques, explorent les notions d’équilibre, de mémoire et de transformation, donnant naissance à des formes à la fois fragiles et architecturales. S’inscrivant dans l’héritage de l’assemblage d’après-guerre tout en développant un langage profondément personnel, Simms transforme des matériaux chargés d’usage et d’histoire en structures où tension, accumulation et équilibre deviennent des vecteurs de mémoire et d’expérience.
Le travail de l’artiste a été présenté dans de nombreuses manifestations internationales majeures, notamment la Biennale de Kingston (2022) et la Biennale de Venise, où il participa au pavillon inaugural de la Jamaïque en 2001 et à des projets liés à l’édition de 2019. Simms a également réalisé plusieurs installations publiques et interventions à grande échelle dans l’espace urbain, dont une sculpture flottante présentée sur le front de mer de Staten Island en 2018, une installation au Socrates Sculpture Park à New York, ainsi que plus récemment A Totem for the High Line (2024–2025).
Son travail a été exposé dans de nombreuses institutions internationales, notamment MoMA PS1 à New York, et figure aujourd’hui dans plusieurs collections publiques importantes, parmi lesquelles le Whitney Museum of
American Art, le Hirshhorn Museum and Sculpture Garden, le Yale University Art Gallery, le Museum Brandhorst à Munich, le Neuberger Museum of Art, ainsi que la Aïshti Foundation à Beyrouth, parmi d’autres.
Aux États-Unis, l’artiste est également présenté par Karma et Martos Gallery.
Les sculptures de Simms se distinguent par une tension constante entre fragilité et monumentalité. Comme l’a observé le critique Glenn Adamson, son travail assemble des éléments hétérogènes pour créer des structures où les objets accumulent mémoire et présence physique, transformant l’assemblage en une architecture de relations et d’histoires.